La collection « Springer Theses » rassemble une sélection des meilleures thèses de doctorat au monde. Pour une plus grande accessibilité aux non-spécialistes, les versions publiées comprennent une introduction étendue, ainsi qu'un avant-propos du directeur de thèse de l'étudiant expliquant la pertinence particulière du travail dans le domaine.
La thèse de Paul Ramond, « The First Law of Mechanics in General Relativity & Isochrone Orbits in Newtonian Gravity » (Première Loi de la Mécanique en Relativité Générale & Orbites Isochrones en Gravitation Newtonienne), est constituée de deux parties :
— La première traite du mouvement des couples de trous noirs ou d’étoiles très denses sur le point de fusionner. Cet événement, générateur d’ondes gravitationnelles comme celles détectées pour la première fois en 2015, est prédit par la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein en 1915. La thèse expose des avancées théoriques dans la compréhension du mouvement de ces systèmes.

— La seconde partie concerne la résolution d’un problème de physique mathématique qui trouve son origine en 1950, dans les travaux de l’astrophysicien français Michel Hénon. Ce problème mathématique est résolu avec des méthodes nouvelles de géométrie, et concerne les propriétés des orbites d’astres en collection sphérique, comme le cœur des amas globulaires ou certaines galaxies.
Paul Ramond avait pour directeurs de thèse Alexandre Le Tiec, chargé de recherche CNRS au Laboratoire Univers et Théories, Observatoire de Paris, Meudon, et Jérôme Pérez, enseignant-chercheur à l'Unité de mathématiques appliquées de l'Ecole Nationale Supérieure de Techniques Avancées (ENSTA Paris), Institut Polytechnique de Paris, Palaiseau.