ENSTA Paris et ENSTA Bretagne projettent de fusionner en 2024/2025

Le 18 mars dernier, Élisabeth Crépon, directrice générale d’ENSTA Paris, et Bruno Gruselle, directeur général d’ENSTA Bretagne, ont présenté les conclusions de l’étude de faisabilité réalisée fin 2021 et annoncé le lancement des travaux de préparation de la fusion des deux écoles, souhaitée par la ministre des Armées. Le projet qui devra être confirmé d’ici fin 2022, conduirait à la fusion administrative des deux écoles au 1er janvier 2024 et à la première rentrée du cycle ingénieur unique de la nouvelle ENSTA en septembre 2025.

Genèse du projet

Souhaitée par les présidents et directions des deux écoles, la fusion en une seule ENSTA dotée d’un cycle ingénieur unique vise à répondre aux grands défis contemporains et accompagner les transformations dont la société et les entreprises ont besoin.

La nouvelle école combinera les forces et les expertises des deux ENSTA, au sein de l’Institut Polytechnique de Paris et de l’écosystème du grand ouest. Elle offrira plus de parcours de formation, de recherche et d’innovation, pour préparer les solutions scientifiques et techniques innovantes et responsables gages de souveraineté et d’autonomie stratégique pour ses partenaires.

Ce projet ambitieux accentuera également sa visibilité et son attractivité pour ses étudiants, ses personnels et sa communauté.

Éclairés par une première étude de faisabilité, le ministère des Armées et les conseils d’administration des deux écoles ont confirmé leur intérêt pour le projet et souhaitent qu'il se poursuive. Les travaux de fusion visent à approfondir l’ensemble des aspects nécessaires à la réussite du projet, en concertation avec les différents acteurs concernés en particulier IP Paris.

ENSTA Paris et ENSTA Bretagne, deux grandes écoles d’ingénieurs généralistes reconnues auprès du monde socio-économique en France

Les deux grandes écoles n’ont eu de cesse d’évoluer depuis leur création. Références dans leurs domaines sur le plan national, elles participent à la mondialisation des formations et des programmes de recherche  avec une attention particulière donnée aux enjeux sociétaux et environnementaux.

Elles partagent le même nom, relèvent toutes les deux du ministère des Armées et proposent des expertises académiques qui se complètent :

  • Elles interviennent dans des secteurs d’innovation et de hautes technologies en premier lieu desquels les transports et mobilités, les énergies durables, le maritime, la défense et sécurité, le numérique au service de l’ingénierie ;
  • Elles forment des ingénieurs généralistes dans des domaines d’expertise de pointe ;
  • Les employeurs plébiscitent le solide socle scientifique et technique des diplômés, leur ouverture aux sciences humaines et sociales et leur sens de l’engagement au service des grands enjeux sociétaux ;
  • Les écoles se distinguent par leurs activités duales, servant l’ingénierie civile et de défense.

En créant le groupe ENSTA en 2010, les deux écoles avaient entamé une recherche de synergies dans un contexte concurrentiel de plus en plus fort. Depuis elles ont su initier des dynamiques fortes dans leurs écosystèmes respectifs. ENSTA Paris est l’une des 5 écoles fondatrices de l’Institut Polytechnique de Paris et ENSTA Bretagne par son leadership en ingénierie de défense et maritime concourt à la notoriété de l’écosystème breton dans ces domaines.

Quelles sont les ambitions de cette fusion ?

Une étude menée entre octobre 2021 et janvier 2022 a permis de dessiner les premières lignes de ce projet de fusion, structurant pour les communautés réunies.

  • Une école unique à deux campus : Palaiseau et Brest ;
  • Une nouvelle formation d’ingénieur unique ENSTA, recrutant sur un seul et même concours, conduite dans les deux campus. Un recrutement adossé au concours commun Mines Ponts est visé. Elle offrira une ouverture scientifique élargie, interdisciplinaire, multipliant les opportunités pour les élèves, sur les plans académique, professionnel et extra-scolaire ;
  • La poursuite de formations d’ingénieurs pour les élèves officiers de l’armement, suivant des parcours distincts entre ingénieurs de l’armement (IA) et ingénieurs des études et techniques de l’armement ;
  • La conduite de nombreuses formations spécialisées (mastères ou certificats spécialisés notamment), sur les deux campus, avec des partenaires industriels et académiques, qui s’inscrivent dans le projet ;
  • Une taille d’établissement qui permet de consolider le positionnement des deux écoles avec 300 enseignants-chercheurs, plus de 2000 étudiants, 300 doctorants, 9 laboratoires de recherche de renom et une communauté d’alumni agrandie.